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Et toi, à quoi tu joues?

C'est bien connu : les Meuporg - ou MMORPG pour ceux qui suivent pas l'actu, c'est comme les drogues (parait-il, moi j'ai jamais testé!) : la première dose est gratuite, mais dès que t'y touches t'es foutu.



Ca a commencé par dix pauvres jours gratuits en février, dont je n'ai pu profiter amplement de par le travail scolaire. Nous sommes donc allé m'acheter le jeu afin de continuer nos merveilleuses aventures. Bon, j'avoue, moi j'y connais rien, je me contente de suivre mon homme, qui tank pendant que je spé touchette, enfin que je tape de loin, mage oblige. J'ai beau être level 56, je n'en reste pas moins une grosse n44b : à deux avec le parrainage, les quêtes ont xp triple (et comme on cheat parfois on se fait même rush un donjon par un de ses frères), alors ça avance à toute vitesse et à cette allure je vais me retrouver level 80 que je comprendrais toujours rien à la vie, enfin, au jeu. D'ailleurs je me bats constamment avec les murs, les arbres et les barrières, je perds tout le temps, alors du PvP faut même pas me d'mander si j'arrive pas à m'en sortir face à quelques pauvres briques!

Mais c'est marrant quand même, au lieu de rester sur nos PCs côte à côte à faire des trucs différents, on quête à deux, en amoureux, et je commence enfin à comprendre un peu ce qu'il me baragouine depuis des mois. Hourra!

Time to move on!

On range le passé dans un tiroir désordonné et on reprend la route.



Je n'ai passé que trop de temps à regarder derrière, il est plus que grand temps de se concentrer sur ce qu'il y a devant moi! Pendant 19 ans, je me suis contentée de me laisser porter, figée, indécise, passant mon temps à descendre et remonter. Au final, la vie est comparable à un escalator : soit tu te laisses porter sans te poser trop de questions, hasardeusement, tu montes, tu descends. Soit tu décides par toi-même de le dépasser.

Aujourd'hui, j'avance.

And here I am.

Rapide résumé des évènements importants de la dernière année :

Février 2009. Après avoir passé un an à m'enfoncer dans la connerie toujours un peu plus profond à me vomir entière, je rencontre un jeune homme et tombe sous son charme. Mon cœur s'emballe, mon esprit s'éparpille, je n'ose plus ni croire ni espérer, et pourtant...?

Juin 2009. J'essuie mon premier échec scolaire. Les pleurs passés et l'appartement-défouloir rangé, je prends les choses du bon côté : toutes mes dispenses sont dans la poche, je n'ai qu'un seul cours à repasser, ça me permettra d'alléger ma 3e en passant déjà les cours théoriques et de me concentrer sur des projets plus personnels à côté.

Août 2009. J'expose pour la toute première fois aux "Cimaises Sprimontoises", exposition collective d'une quarantaine d'artistes peintres, photographes et sculpteurs de la commune. Quatre photos affichées, l'occasion de rencontrer d'autres personnes d'une autre génération avec une vision différente ; l'occasion d'avoir des retours sur ce que je fais.

Septembre 2009. Six mois de relation, nous emménageons à deux dans un 100m² non loin du centre de Liège. C'est le début d'une grande aventure!

Octobre 2009. Je participe à ma première convention en tant qu'exposant amateur, l'Asianim à Liège.

Janvier 2010. Je prends mon premier rendez-vous chez Job'In Design afin de commencer les démarches pour devenir indépendante sitôt mes études achevées.

Février 2010. Un an d'amour, on se marie pour du faux devant Elvis et Marylin, on se fiance pour du vrai faux en s'échangeant des bagues. Je suis heureuse, et les larmes que je verse ne sont plus des larmes d'enfant perdue plongée dans l'incompréhension, mais bien des larmes de bonheur et d'amour qui déborde.

Mars 2010. Je participe à la Made in Asia à Bruxelles en tant que jeune créateur. On en profite pour lancer notre étude de marché.

Et nous y voilà. Avril 2010, je me sens bien, épanouie, et pour la première fois de ma vie, je comprends réellement le sens de l'expression "être heureux".

C'est mon tour d'avancer à ma façon, de me battre pour mes rêves, de nous battre pour nos rêves. Au fond de moi je meurs de peur, peur d'échouer et de n'être définitivement qu'une bonne à rien, peur de le perdre, peur que mes rêves se désagrègent et ne m'emportent avec, mais force d'avoir peur on se terre et on n'ose rien faire...

Dream{s} est de retour, dans un layout qui pique aux yeux et dont je me lasserais sans doute vite.
Et dieu sait qu'un jour, ces crochets n'auront plus de sens car les rêves seront bel et bien là, palpables et fleurissants comme des champignons dans les bois! \o/