ghibli

Japon – Tokyo : The End

Jour 18. Au programme de l’après-midi : visite du Musée Ghibli à 16h. Nous avions réservé nos billets dans un Lawson à notre arrivée. Que dire de cette visite ?

L’architecture du bâtiment est super mignonne, même de l’intérieur. J’ai été très impressionnée dans la première pièce par l’espèce de manège où des figurines tournent très vite pour former une animation, j’ose à peine imaginer le travail de dingue pour mettre ça en place ! La salle est très ludique, pleine de chouettes petites choses à regarder.

Musée Ghibli

Puisqu’on est là, on se place dans la file d’attente pour le cours métrage. Une petite animation super mignonne axée sur le chat bus ! Divertissante et adorable, bien que loin d’être aussi forte que les longs métrages Ghibli, moi j’ai bien aimé pour le principe ♥

On parcourt ensuite les salles à l’étage et le tour est rapidement fini. Il ne faut pas s’attendre à grand chose, je pense que ce musée est à voir pour le principe, c’est assez sympa dans l’ensemble, mais il y a comme un énorme goût de « trop peu » quand on en ressort.

On monte quand même à l’étage voir le robot de Laputa (et je veux ma photo avec en bonne touriste que suis-je ! Je me sens encore plus petite que d’habitude à côté de cette immense statue *_*).

Musée Ghibli

ghibli

Et on ne tarde pas trop à repartir ! On repasse à l’appart’ puis direction Shinjuku pour se faire un bon sukiyaki à volonté. Nous voici donc en plein cœur du quartier sans doute le plus fou de Tokyo !

Shinjuku

J’avais trouvé sur google l’adresse d’un restaurant carrément pas cher. On tombe sur l’immeuble par hasard, on galère à trouver l’entrée pour accéder au restaurant qui se trouve au 8e étage, et on est accueillis par tous les employés qui hurlent en chœur « Irrashaimase !« . On peut se resservir autant qu’on le souhaite de viande et légumes, mais autant dire qu’on est très vite calés ! On est par ailleurs étonnés du monde qu’il y a malgré le fait que ce soit au 8e étage d’un bâtiment paumé d’une ruelle hasardeuse… Mais c’est aussi ça, le Japon, des buildings exploités sur tous les étages dans lesquels les meilleurs restaurants se cachent bien souvent.

Shinjuku

On ressort en quête du Godz, un bar métal. Il devrait être près du Robot Restaurant (qu’on n’a pas fait par manque d’argent, ce sera pour une prochaine fois), mais on finit par se perdre…

Shinjuku

Autant dire que j’ai bien vite rangé mon appareil photo, et qu’en plein cœur de Kabukichô, le quartier chaud de Tokyo où les Maid Cafés et les Host clubs sont légion et où les rues sont peuplées de rabatteurs, on ne se sentait pas très à l’aise. D’ailleurs, c’est probablement le seul lieu au Japon où l’on se soit sentis en insécurité et un peu flippés d’être perdus…

Shinjuku

On se croirait presque de retour au Kawasaki Warehouse, mais non, c’est juste une ruelle sombre des environs !

Shinjuku

Au final, ledit café était juste un peu plus loin que le robot restaurant, au sous-sol d’un bâtiment. On y boit quelques verres sur fond sonore de musique metal, tout en faisant la connaissance d’un Allemand qui est au Japon quelques mois en famille d’accueil (et qui, ivre, nous propose de nous prendre en photo. Allez, pourquoi pas ^_^).

godz

Après quelques verres et ne voulant pas rater les derniers métros, on se remet en route vers la station. On assiste à un spectacle assez flippant d’une jeune japonaise qui ne tient plus du tout sur ses jambes, titube et tombe à plusieurs reprises… Elle est accompagnée d’un jeune homme qui ressemble à un host et la soutient comme il peut. Est-ce son copain ? Est-elle sa cliente ? A-t-elle été droguée pour en arriver à ce point, et l’accompagne-t-il de façon bienveillante ou est-ce pour abuser d’elle ? Je trouve ça un peu consternant mais on ne peut rien faire. Vincent, lui, me dit qu’elle a probablement juste bu un ou deux verres de bière, d’après le témoignage d’un ami qu’il a vu quelques jours plus tôt, les japonaises ne tenant pas du tout bien l’alcool et en arrivent vite à ce stade. Quand même, s’il suffit d’une bière pour les mettre dans cet état…

Mais qu’importe, on rentre se coucher, un peu grisés, pour notre dernière journée sur le sol nippon.


Jour 19. On avait préparé un énorme carton pour s’envoyer nos achats par UPS (bénéficiant d’une belle grosse réduction grâce à un ami), n’ayant pas assez de place dans nos valises. On attend donc le livreur pour faire partir nos 35 kilos de jeux, mangas et goodies divers. On a un peu galéré quand il est arrivé : j’avais indiqué en ligne que je n’avais pas imprimé l’étiquette, pensant que cette option servait à ce qu’ils s’en chargent, mais on devait quand même l’imprimer, au final on finit par trouver une autre solution. Le livreur est hyper sympa malgré le fait qu’on galère en japonais et que tout n’est pas clair. Il nous demande aussi d’indiquer ce que le colis contient… Puis nous regarde avec un grand sourire un peu gêné : « No porno ? Sex tapu ? » Éclat de rire. Merci, mais la réponse est NON :)

Cette dernière journée aura été principalement au shopping : derniers achats de chaussures, jupes, collants, accessoires et cadeaux en ce qui me concerne.

Une fois un dernier tour de Tetris réalisé dans nos valises pour tout boucler, on part se promener près du Meiji-jingu et du parc Yoyogi, savourer une dernière fois le Japon…

Sayonara

Sayonara

On n’a pas mangé une seule fois dans un restaurant à sushis de tout notre séjour (incroyable mais vrai, il y a tellement de plats à tester !), c’était donc indispensable que ce soit notre dernier repas. On se dirige au hasard vers Gotanda, juste parce qu’on y avait vu un restaurant qui s’appelle « Mon Pet Quoi ! » et qu’on voulait immortaliser ça.

On cherche vainement après un restaurant et on finit par demander à des japonais dans la rue où on peut manger des sushis… Grand bien nous en a pris : plutôt que de tomber dans un restau impersonnel et touristique, nous voici dans une petite enseigne familiale où ils semblent étonnés de voir des étrangers. Deux dames (sans doute une mère et sa fille) nous installent et nous servent à boire, le long d’un comptoir derrière lequel trois cuisiniers s’agitent, à chacun sa spécialité. La forte odeur de poisson me pose d’abord soucis puis je finis par m’y faire. Pas de carte en anglais : on leur demande de nous servir leur recommandation en matière de sushis, et on se retrouve avec un plateau de poissons inhabituels ! Tous sont délicieux, ils fondent dans la bouche… Un régal, j’en bave encore.

Très sympathiques, ils nous offrent également une soupe pour nous faire goûter :) On s’en sort au final avec une addition plus que raisonnable et même carrément bon marché, je pense qu’on n’aurait jamais aussi bien mangé dans un bar à sushi plus classique.

Avant de rentrer, on décide de se prendre une dernière bière et des yakitoris dans une petite enseigne… Sous un pont !

Sayonara

Puis on fait nos adieux et on rentre se fondre dans la nuit, un peu terrorisés à l’idée de rentrer et de quitter ce pays qui nous plaît tant…

Sayonara

Le lendemain, on se lève tôt pour l’aéroport, et c’est le cœur chargé de mélancolie mais aussi rempli de souvenirs inoubliables que l’on embarque à bord de l’avion.

Que dire de ce voyage ? On en rêvait tous deux depuis longtemps, et il aura été bien au-delà de nos espérances… Certes, on est passé à côté de plein d’endroits, de découvertes, de surprises, mais on a savouré à satiété notre petite routine, nos promenades hasardeuses, nos envies de sortir par moment des sentiers battus. Le Japon a encore tant à nous offrir !

J’appréhendais aussi un peu à l’idée de partir à deux. Même si l’on se voyait tous les jours, c’est la première fois qu’on allait passer 3 semaines complètes ensembles, h24 j7, sans interruption ou presque. C’était aussi la première fois que je partais en voyage « en couple ». Pour moi, c’était « ça passe ou ça casse ».

Et là aussi, tout s’est déroulé à merveille. Je savais qu’à mon retour, ce ne serait plus pareil, puisque je préparais mon emménagement dans un petit studio étudiant à Arlon la semaine pour mon nouveau travail et que je ne rentrerai plus sur Liège que les week-ends, ne nous laissant que deux jours pour nous voir là où on ne passait pas un jour sans l’autre. Ce voyage était donc une belle opportunité de nous rapprocher encore d’avantage et de renforcer notre couple, ce qui fut le cas. J’étais encore pleine de doutes à notre sujet, ils se sont totalement dissipés : je ne me suis jamais autant éclatée avec quelqu’un, avec lui tout paraît tellement plus simple et plus sain, plus spontané. On est sur la même longueur d’onde pour tout (même si on a tous deux un sacré mauvais caractère), j’ai clairement passé les meilleurs moments de ma vie là-bas, à deux !

puri2puri1(Bonjour, je dois être la seule personne au monde qui a l’air d’une psychopathe sur les purikuras u_u)

Pendant que l’avion s’envole, on contient nos larmes tant bien que mal, avec une seule certitude : on reviendra.

Sayonara

Sayonara ♥

3 Comments

  1. Milky says:

    OMG j’ai trop ri devant la tête de vincent sur le puricura noir et blanc XD

  2. Aurélie says:

    J’espère que depuis, tu as pu faire le « Robot Restaurant » (qui n’a de restaurant que le nom !), c’est juste génial !! un spectacle époustouflant, tu en prends plein les yeux et les oreilles et tu en ressors avec un énorme sourire !! Rien que les étages pour y accéder, tout est décoré de manière ultra kitch, c’est juste excellent !

    On a aussi fait un autre bar, (recommandé par un pote expatrié pour son plus grand plaisir) plus rock cette fois : le Bauhaus à Roppongi, où l’équipe du bar au grand complet reprend les grands classiques Rock des années 70 avec une fougue et un entrain hallucinant ! Ils captivent vraiment tout le public : on y a vu des Japonais danser !!! Et lorsque le set est fini, ils vont faire les cocktails, les fritures demandées ou laver la table d’à côté avec cette timidité toute Japonaise !

    Bref, je conseille ces 2 lieux pour des soirées Tokyoïtes qui se terminent bien ! ;-)

    Aurélie.

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