Angkor Part.I

Angkor, cité millénaire qui attire chaque année plus d’un million de visiteurs. Si la cité s’est agrandie au fil des ans pendant l’âge d’or de l’Empire Khmer, on ignore cependant qui en a construit les bases : certaines anciennes ruines remonteraient effectivement à plus de 1800 avant notre ère, alors que l’empire Khmer ne fut fondé qu’au IXe siècle. Comme pour tous les sites archéologiques de ce genre (les pyramides d’Égypte, le Machu Picchu, certaines anciennes cités Aztèques et Mayas au Mexique, l’île de Pâques, …), le mystère est palpable dans l’air.

Angkor

Certains ne comprennent pas que l’on puisse à ce point être émerveillé par des vieilles pierres qui tombent en décrépitude, pourtant, ce sont bien plus que des vieilles pierres. Ce sont plusieurs siècles d’histoire, de conquêtes et de culte religieux qui dansèrent sur ces briques. Ce fut la construction d’un immense empire, jadis le plus prospère de la région grâce à sa maîtrise hydraulique, qui s’étendait de la Birmanie au Vietnam. Ce fut enfin la chute lorsque l’empire perdit le contrôle de l’eau, l’oubli et l’abandon d’une cité reconquise par la végétation, avant d’être redécouverte par des missionnaires.

Depuis, la cité est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et divers pays à travers le monde œuvrent pour sa préservation et sa restauration.

Angkor

Angkor était, clairement, placé dans le top classement des lieux que je voulais absolument visiter dans ma vie. Il aurait été bête de ne pas faire un petit crochet par le Cambodge tant que nous nous trouvions en Thaïlande ! Mais avant d’accéder à l’ancienne cité, il faut d’abord acheter un pass visiteur : on opte pour l’option 3 jours (environ 60€).

Angkor

Notre hôtel proposait plusieurs tours différents, nous sommes donc passés par eux pour toutes nos visites. Une fois nos précieux pass en mains, notre chauffeur de tuktuk nous emmène d’abord au Prasat Kravan, qui fut édifié pour le culte hindou.

Angkor

Chaque tour est ornée, en son intérieur, de bas-reliefs :

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Après cette mise en bouche, on continue la visite au Banteay Kdei. L’entrée des temples se fait souvent par une porte surplombée d’une tour présentant 4 visages de Bouddha :

Angkor

On s’enfonce dans la forêt, jusqu’à parvenir au temple principal.

Angkor

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À l’intérieur, des aménagements permettent encore de prier :

Angkor

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Un cambodgien présent aux abords du temple décide, sans notre consentement, de se faire notre guide. Il y a toujours ce moment de gène où, à la fin, on lui tend un billet et qu’il répond que « ce n’est pas assez », « les autres touristes donnent plus ». Délicat sachant qu’on est en fin de voyage, que pour rappel mon champion d’homme avait perdu son unique carte bancaire dès le 1e jour, et que du coup, mon compte commence à être très très vide 😀

Il nous montre la salle de danse, ainsi que les nombreuses sculptures qui décorent les murs – beaucoup représentent d’ailleurs des danseuses.

Angkor

Il nous explique aussi que les touches de couleurs que l’on peut trouver ça et là ne sont pas de la peinture, mais que c’est le temps et les intempéries qui ont coloré les murs…

Angkor

On le constatera en visitant les autres temples, beaucoup de statues ont le visage détruit voire ont parfois été décapitées. Cela est simplement dû aux changements de culte religieux : en 1181, lorsque Javayarman VII reprend possession d’Angkor, il impose le bouddhisme comme religion officielle. Son successeur, cependant, rétablira l’hindouisme et exigera la destruction de nombreuses sculptures de Bouddha… Pour que le bouddhisme reprenne finalement le dessus un siècle plus tard.

Angkor

On ne va pas mentir, se promener dans ces vestiges est simplement impressionnant ! Et ce n’est que le début…

Angkor

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Un autre point agréable, ce sont les bébêtes que l’on croise aux abords des temples 🙂 Ici, un mille-pattes et un crapaud…

Angkor

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Le temple en lui-même n’est pas en reste : on aura croisé une mue de serpent sur un des murs, et les tourelles sont habitées par les chauve-souris. Je vous laisse imaginer la charmante odeur qui s’en dégage. (La photo est pas tip top car il faisait sombre, mais on entrevoit les bestioles postées sur le mur…)

Angkor

J’aime la façon dont la végétation a repris le contrôle sur tout, entre les fromagers qui dressent leurs racines par-dessus les constructions, et les fleurs qui poussent de ci, de là.

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En ressortant, c’est un autre spectacle qui nous attend : le policier, supposé contrôler les entrées du temple, est en train de… Pêcher, tandis que tous les chauffeurs de tuktuk l’entourent pour l’observer. On comprendra vite que le « WTF » est présent dans ce pays 🙂

Angkor

En face se dresse le Srah Srang, dont je n’ai hélas pas de photo potable. Les temples sont par ailleurs toujours encadrés de petites échoppes, tourisme oblige, tandis que les tuktuks s’amassent dans les parkings.

Angkor

Angkor

On se dirige vers le temple suivant, et voyant des touristes lever les yeux au ciel, nous décidons de faire pareil… Pour découvrir une ÉNORME araignée en train de tisser sa toile dans la cime des arbres.

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Elle n’a pas l’air bien grosse vu comme ça, mais regardez attentivement les feuilles… Regardez maintenant l’araignée à côté des feuilles… Heureusement que cette chose était loin dans le ciel, sinon, c’était probablement l’arrêt cardiaque assuré !

La suite des visites au prochain article 🙂

Plus de photos (cliquez pour voir en entier) :

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