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Japon – Tokyo : Kawasaki Warehouse

Jour 18. Direction Kawasaki pour un lieu bien mystérieux…

Kawasaki Warehouse

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Il s’agit bien, ni plus ni moins que d’une salle d’arcade ! Mais quel est cet étrange endroit ? Ce qui fait sa particularité (et ce pourquoi je voulais absolument m’y rendre), c’est qu’il s’agit d’une reproduction de Kowloon Walled City (九龍城寨) !

Cette citadelle chinoise anciennement située à Hong Kong est réputée pour avoir été le lieu où la population fut la plus dense de la planète. D’abord un fort militaire, c’est par la suite devenu une enclave sans gouvernement, lieu d’anarchie où prostitution, activités illégales et trafic de drogues allaient de bon train. Fin des années 80, les lieux ont été évacués afin de procéder à leur démolition dans les années 90.  Aujourd’hui, les lieux ont été remplacés par un parc. Vous pouvez en savoir plus sur ce site.

L’ambiance de cette salle d’arcade promettait donc de nous plaire… Une fois la porte ouverte, on se retrouve dans un sas avec une musique semblant tout droit tirée d’un film qui joue sur vos nerfs. En traversant le tunnel vers la porte principale, nous sommes accueillis par des jets d’air provenant des côtés.

Kawasaki Warehouse

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Quand on pénètre dans le bâtiment, des bruits de brouhaha se font entendre, comme si des gens parlaient et buvaient derrière les portes. En passant la tête par la fenêtre à notre droite, on peut y voir une reconstitution de chambre, avec une prostituée allongée sur un lit. (Bonus : une plaque Tournée du Chat Noir dans le décor ! Je ne l’ai remarquée qu’en traitant la photo !)

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Tout les détails y sont, même le panneau « sortie » est bien destroy. On est attirés par un espèce de tunnel rouge… Il s’agit en fait de la sortie Parking. Un petit ponton avec de l’eau verdâtre nous y attend. Niveau ambiance, rien à redire : ça tue !

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On décide d’emprunter l’ascenseur pour monter au 1e étage. Au fond de la salle, on peut effectivement y découvrir le fameux décor ! Pancartes en chinois, balcons, fausses plantes, faux appartements avec portes et fenêtre… On s’y croirait et on a presque l’impression d’être à nouveau en urbex 🙂

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Même les poulets sont là, prêts à être achetés et dégustés (ou pas…).

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Malgré le décor, nous sommes dans un amusement park, ne l’oublions pas ! Quelques bornes sont placées dans le décor, il y a même un jeu à pince et un distributeur qui ont été relookés façon destroy. Le reste en revanche, ressemble à une salle classique et nous ne nous privons pas de quelques petites parties.

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On trouve tout de même quelques affiches à moitiés déchirées sur les murs et un peu de décoration de ci, de là. Mention pour les toilettes hommes qui sont aussi merveilleusement bien décorées (quoiqu’au final ça ressemble aux toilettes de cafés qu’on trouve par chez nous, à y réfléchir. Mais ils sont tellement sur la propreté là-bas que ça change de ce qu’on voit d’habitude). Là où j’ai explosé de rire, c’est en voulant visiter les toilettes dames pour voir ce qu’ils avaient fait niveau décor : d’un coup on est dans un autre univers, on se retrouve dans une jolie pièce bien peinte et décorée avec un petit côté France romantique, ultra propre. Ça tranche carrément avec le reste ! Du coup j’ai pas pris de photo vu que ce n’était pas bien intéressant ^^

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On monte au deuxième étage pour avoir la vue sur la ville de haut. À l’exception du fond de la salle, le reste n’est plus décoré et est déjà beaucoup plus clean. Il y a quand même encore quelques détails sympathiques à découvrir, la porte d’un ancien hôpital, une meilleure vue sur les fenêtres des appartements en face, etc.

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Vincent aura testé quelques jeux pendant que je sors prendre l’air et manger mon bentô, puis on se fait une petite partie de Mario Kart et enfin, de Silent Hill. Décor propice pour y jouer, d’autant que la borne est entourée d’un petit rideau à moitié déchiré pour plus d’immersion. La tension est à son comble et on finit par tomber à cours de monnaie. On aura également testé un obligatoire Dance Dance Revolution (en se sentant comme des merdes à foirer la moitié de nos pas tandis que sur la borne d’à côté les japonais gèrent), ainsi qu’une borne de batterie, ou Vincent a d’abord râlé parce qu’en mode facile c’était trop facile, puis râlé parce qu’en mode normal c’était impossible à suivre. Ah, les hommes :p J’ai également essayé et effectivement, pas moyen !

On finit par ressortir pour la suite de notre journée (qui sera pour un prochain article), le Musée Ghibli nous attend à 16h !

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En tout cas, si on revient un jour à Tokyo, clairement, c’est ze salle d’arcade où l’on retournera jouer ! Le choix y est aussi vaste que partout ailleurs et elle a au moins l’avantage d’avoir une décoration exceptionnelle. Pour les intéressés, l’auteur du projet propose un « behind the scene » sur son site, expliquant comment ils ont travaillés pour arriver à ce résultat, allant jusqu’à recevoir des paquets de réels déchets en provenance de Hong Kong. Impressionnant !

Et tant qu’on est dans le jeu vidéo, pendant que je prenais l’air j’en ai profité pour photographier mon tatouage tout frais de la veille…

tattoo

C’est chez Garyô que je me suis rendue, connaissant sa femme Myriam depuis longtemps (10 ans en fait, premier concert de Dir en grey à Berlin !). Ça facilite la traduction !

Je savais que si je retournais au Japon, je voulais me faire tatouer quelque chose, quelque chose de petit, de discret, qui symboliserait mon amour pour le Japon. J’en suis venue à me dire que me tatouer un symbole sur l‘annulaire gauche, le doigt de la bague de mariage, serait le plus fort. Mais quoi ? Un kanji ? Une sakura ? Et pourquoi pas tout simplement un rond rouge, symbole du drapeau japonais ? Mais un rond rouge seul, ça ferait un peu concon et pas très esthétique… J’ai donc décidé de me faire tatouer les touches Playstation, pour deux raisons : la première, c’est cette symbolique cachée du rond rouge sur l’annulaire. Depuis ma dernière relation, je ne crois plus en l’amour éternel, je ne crois pas qu’il y en ait « un bon », je ne veux plus me bercer d’illusions (même si j’espère très fort que ça durera jusqu’à ce qu’on soit des petits vieux croutons qui ragent aux jeux vidéo dans les homes avec Vincent). Mais je sais que si je ne peux garantir que mon amour pour un homme sera éternel, mon amour pour le Japon, lui, ne tarira jamais. Parce que mon intérêt pour ce pays m’a énormément influencée dans ma façon d’être, de penser, de faire, dans mes choix de vie, dans les rencontres que j’ai faites, dans les amitiés que j’ai tissées, dans les amours que j’ai rencontrés. Et même jusque dans ma vie professionnelle, puisqu’aujourd’hui, j’ai l’énorme chance de bosser pour une boîte qui travaille avec des licences japonaises.

La deuxième symbolique… C’est que pour moi, la vie est comme un jeu. Tu avances, tu évolues, parfois tu te crashes comme une merde sur un boss mais c’est pas grave : tu revois ta stratégie d’attaque, tu acquières de l’expérience et au final ce n’est que du positif, tu fais en sorte que la prochaine fois, ça se passe mieux. Et si tu te plantes encore, tu continues à persévérer et gagner en compétences jusqu’à y arriver. Après avoir été dans une relation très destructrice, c’est aussi ma façon à moi de dire que désormais, le contrôleur de ma vie est entre mes mains, et je ne laisserai plus jamais personne y toucher.

Bref, les gens n’y verront qu’un tatouage de kikoo-game-addict-swag, et dans le fond, je m’en fous : je sais ce qu’il représente pour moi, c’est là le plus important 🙂 Je remercie encore 100x Garyô d’avoir accepté cette requête fort simpliste au vu de ses talents de tatoueurs (parce que quand même, il gère le pur style japonais) !

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