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Voyage solo au Japon : 10 conseils

Que l’on désire le découvrir ou qu’on y soit déjà allé, le Japon est une destination qui fait rêver. Mais beaucoup n’osent pas franchir le cap, n’ayant personne pour les y accompagner : se jeter dans l’inconnu sans avoir quelqu’un avec qui partager chaque instant semble effrayant !

Pourtant, s’il est bien un pays où il est aisé de voyager en solitaire, c’est le Japon. En outre, voyager solo possède de nombreux bienfaits : s’évader bien sûr, se recharger en énergie positive, mais surtout, se donner l’opportunité de se recentrer sur soi-même et d’apprendre à s’écouter.

J’en parlais déjà à mon retour de voyage en 2016, voyager seule est pour moi une véritable thérapie, et pour qui n’a jamais tenté cette aventure, le pays du soleil levant est une destination idéale pour se « jeter à l’eau » car son aspect sécurisant est rassurant.

Vous hésitez encore ? Vous aimeriez tenter l’aventure mais ne savez pas comment vous y prendre pour en profiter au maximum ? Voici 10 conseils personnels pour bien réussir votre voyage solo 🙂

Et si vous voulez en savoir plus concernant les infos pratiques (vol, hôtel, déplacements, etc.), je vous invite à lire mon précédent article à ce sujet (en cours de mise à jour).

1. Préparez-vous, mais pas trop.

Quand on entre dans la vie active, la fatigue devient rapidement une compagne de tous les jours au même titre que le stress. Afin de partir l’esprit tranquille, préparez votre voyage juste ce qu’il faut, sans pour autant vous en demander trop afin de vous épargner toute source de pression inutile.

Pour moi, cela consiste à commander mes tickets de transport, réfléchir à mon parcours afin de réserver mes hébergements selon les villes que je désire visiter, et… C’est tout (c’est déjà pas mal !). Je liste généralement quelques activités ou visites qui peuvent m’intéresser, mais sans me donner d’obligations : place est faite à l’improvisation !

2. Prenez le temps et reposez-vous !

Lorsqu’on voyage, on a souvent tendance à vouloir en voir et en faire un maximum dans une optique de rentabiliser son temps et son argent. Cela implique de se lever tôt le matin et d’enchaîner non-stop, sans se donner le temps de savourer. Pourtant, si des vacances sont certes l’occasion de découvrir et de visiter, c’est aussi important de se reposer !

Alors exit, le réveil aux aurores : je dors autant que mon corps l’estime nécessaire, je ne mets un réveil que pour libérer ma chambre dans les délais requis par le check out de mon logement, et je programme mes journées au jour le jour, suivant mes envies du moment, en m’autorisant à prendre le temps.

Et tant pis si je n’ai pas pu tout visiter : notre vie active nous pousse déjà sans cesse à une bataille contre-la-montre, je préfère largement me prélasser et surtout apprendre à ne rien faire pour savourer au maximum chaque instant passé, que de me presser et m’épuiser davantage. Parce que les petits plaisirs de la vie, c’est aussi profiter à chaque seconde !

3. Autorisez-vous à vous perdre.

L’avantage, lorsque l’on ne se crée pas un programme trop chargé et que l’on se promène au gré de son inspiration, c’est que l’on peut s’autoriser à se perdre. Envie de sortir des sentiers battus, d’errer au hasard dans un quartier inconnu ou d’emprunter cette petite ruelle qui vous intrigue ? N’hésitez pas : faites-le !

Je n’ai jamais regretté de « me perdre » au Japon : c’est généralement en suivant mon instinct que j’ai fait les plus belles découvertes. Au plus vous sortirez des routes touristiques, au plus grandes seront vos chances d’être émerveillés.

Non seulement le pays regorge d’endroits insolites, mais il est aussi l’un des plus sûrs du monde. C’est une réflexion qui m’a frappée de plein fouet tandis que je parcourais hasardeusement des ruelles peu éclairées la nuit : jamais je n’aurais osé faire ça dans une grande ville de France ou de Belgique. Au Japon, je me sens généralement en sécurité partout (sauf dans les quartiers chauds comme Kabukicho où pullulent les rabatteurs). Bien sûr, le risque zéro n’existe pas et il faut toujours rester un minimum attentif, mais se promener seule au Japon est un plaisir, même de nuit, et c’est vraiment surprenant de se sentir si bien et si insouciante, là où dans nos pays j’ai sans cesse tous mes sens alertes dès que je sors en rue, parée à accélérer le pas au moindre bruit suspect.

4. N’hésitez pas à payer !

Pour les petits budgets, il est tout à fait possible de parcourir le Japon sans trop dépenser : nombreux sont les parcs, temples, jardins et autres lieux de promenade à l’accès totalement gratuit. Mais nombreux sont également ceux que vous ne pourrez visiter qu’en payant.

Si votre budget vous le permet, ne rechignez pas à ouvrir votre porte-monnaie : généralement, ce qui se cache derrière le guichet en vaut toujours la peine.

Pour moi, m’autoriser à me perdre et à suivre mon instinct, c’est aussi ça : passer devant un temple ou un jardin dont je ne sais rien, ouvrir mon porte-feuille et partir à sa découverte. Pour peu qu’il ne s’agisse pas d’un lieu connu des touristes, vous aurez de grandes chances de le parcourir seul ou presque. Sérénité garantie !

En cas de doute, une rapide recherche sur internet vous permettra de déterminer si oui ou non vous voulez payer l’entrée – mais prenez garde à ne pas trop vous « spoiler », la visite n’en sera que meilleure si vous vous gardez la surprise 🙂

5. Demandez de l’aide !

Les japonais sont pour la plupart extrêmement accueillants et bienveillants envers les touristes. Ainsi, n’ayez jamais peur de demander de l’aide : ils feront toujours leur possible pour vous aider. Lorsque vous cherchez votre chemin, certains vous accompagneront même jusqu’à ce que vous soyez arrivés à bon port !

La seule difficulté peut être la barrière de la langue : les japonais parlent peu voire pas du tout anglais, et se lanceront bien souvent dans de longues tirades japonaises dont vous ne comprendrez que quelques mots épars si vous n’avez qu’un niveau de base. Lorsque, par chance, votre interlocuteur parle anglais, n’espérez pas vous en tirer à trop bon compte : leur prononciation est souvent difficilement compréhensible (pire qu’un président français !).

Malgré tout, on finit toujours par se comprendre d’une façon ou d’une autre. Et à l’heure actuelle, des applications comme Google Translation pourront vous aider à faciliter vos échanges.

6. N’ayez pas peur de manger seul.

C’est une erreur que j’avais commise lors de mon premier voyage solo. Dans nos pays, nous sommes habitués à nous rendre au restaurant en famille ou entre amis, jamais seuls, et selon cet état d’esprit, je « n’osais » jamais aller au restaurant, trouvant ça triste de n’avoir personne avec qui partager mon repas.

Au Japon, pourtant, manger seul est monnaie courante. Nombreux sont les salarymen qui mangent sur le pouce après leurs heures de travail. La plupart des établissements agencent des tabourets le long du comptoir, certains sont même si petits qu’ils ne proposent même pas de table, tout est donc prévu pour prendre son repas en solitaire.

Il vous faudra donc dépasser cette peur du jugement qui provient typiquement de chez nous : personne ne sera choqué de vous voir entrer dans un restaurant et demander une place pour une personne. Mieux encore, cela vous permettra bien souvent de faire d’agréables rencontres tout en mangeant, pour peu que vous tombiez sur un voisin curieux ?

La cuisine japonaise regorge de mets étonnants et savoureuxtakoyaki, okonomiyaki, shabushabu, tonkatsu, yakitori, mochis, melon pan, … Eh oui, il n’y a pas que les sushis ! –, passer à côté serait ignorer tout un pan de la culture japonaise. De quoi s’en mordre les doigts !

7. Déconnectez-vous !

C’est le plus grand problème de notre génération : les réseaux sociaux nous ont rendu accro, si bien qu’il en devient difficile de vivre sans son smartphone. Et pourtant, la meilleure façon de profiter, c’est de se déconnecter !

Entre la « fear of missing out » (peur de manquer quelque chose) qui nous pousse à « scroller » en permanence sur les réseaux sociaux, et le besoin de partager tout de notre vie en permanence, boostés par la dopamine que génère la course aux likes, voyager sans lâcher son smartphone semble être une utopie. Mais croyez-moi : le monde ne s’écroulera pas si vous ratez les dernières publications de vos contacts pendant quelques jours, pas plus que vos followers ne se désabonneront si vous ne leur partagez pas une « story » toutes les dix minutes !

Vous déconnecter des réseaux vous permettra de mieux vous reconnecter à la nature, omniprésente au Japon, et de savourer pleinement votre séjour. Qu’y a-t-il de plus triste que de vivre son propre voyage au travers d’un écran, avec le risque de passer complètement à côté de toute possible véritable interaction sociale ?

8. Voyer seul ne signifie pas rester seul !

Quand on voyage à l’autre bout du monde, il n’y a rien de plus enrichissant que d’échanger avec quelqu’un vivant dans le pays que vous parcourez. Vous en apprendrez plus sur la culture, vous obtiendrez des conseils, vous découvrirez une nouvelle vision du monde propre à la personne qui vous tient la conversation, mais vous vous découvrirez également vous-même au travers de vos compétences sociales. Surtout si comme moi vous êtes d’un naturel plutôt timide et réservé et que vous vous surprenez d’un coup à échanger avec aisance dans une langue étrangère approximative 😉

On dit généralement que voyager seul favorise les échanges ; les japonais étant de nature curieuse, ne soyez pas étonnés si certains viennent vous faire la conversation, vous poser des questions, ou même simplement vous complimenter. La solitude peut, malgré tout, vite être difficile à vivre : ces petites interactions vous permettront de la briser et de vous rebooster en énergie positive, car l’être humain a naturellement besoin de contacts sociaux.

9. Si la solitude vous pèse, brisez-la !

L’achat d’une carte SIM ou la location d’un Pocket Wifi vous donnera accès à une connexion en permanence, afin de pouvoir échanger avec un de vos proches chaque fois que vous en ressentez le besoin. Cela ne vous dispense pas du conseil #6 : il est possible de rester connecté partiellement pour l’une ou l’autre personne, et de couper tout le reste.

Lors de mon 1e voyage solo, je n’avais pas de connexion et je n’échangeais avec personne outre ces inconnus croisés au hasard de mes péripéties. La solitude était complète, et bien que cela ne m’ait pas fondamentalement dérangé, je n’aurais pas craché sur un peu de compagnie virtuelle quand par exemple j’étais coincée dans des longues files d’attente.

Cette fois-ci, j’ai acheté une carte SIM dès mon arrivée à l’aéroport, et je partageais régulièrement ce que je faisais / voyais avec mon compagnon. Comme on s’appelait souvent, je me suis sentie beaucoup moins seule ce voyage-ci : c’est comme s’il était avec moi.

Il m’est certes arrivé de partager quelques photos / stories occasionnelles sur Facebook et Instagram, mais à très petite dose et seulement pendant les longs trajets en train.

Alors non, disposer d’une connexion et se déconnecter ne sont pas forcément incompatibles : disons que tout n’est qu’une question de discipline 😉

Et si vous préférez la compagnie des animaux à celle des êtres humains, les possibilités sont nombreuses au Japon !

10. Tirez parti de chaque instant

Lors d’un voyage, les déconvenues sont monnaie courante. Plutôt que de se laisser emporter par le stress ou la frustration, apprenez à tirer parti de chaque situation !

Votre train affiche un long retard ? C’est le moment d’explorer les alentours ou de planifier la suite de votre voyage.

Vous êtes coincé dans une longue file d’attente ? Faites connaissance avec votre « voisin de file », ou connectez-vous pour donner de vos nouvelles à vos proches !

Vous avez un long trajet à faire ? Contemplez les paysages qui défilent, ou profitez-en pour vous reposer et recharger vos batteries.

Votre hôtel n’est pas aussi confortable que prévu ? Restez-y moins longtemps en partant explorer la ville de nuit, ou en vous levant en même temps que le soleil pour prendre de magnifiques clichés.

Des touristes vous gâchent la vue pour une photo ? Photographiez les environs en attendant qu’ils s’en aillent, ou profitez-en pour prendre un cliché authentique de l’envers du décor !

Le restaurant où vous vouliez manger est complet ? Ce ne sont pas les bonnes adresses qui manquent au Japon. Et si vous vous lanciez le défi de rentrer dans un restaurant au hasard et de goûter à un plat inconnu ?

Le lieu que vous vouliez visiter est fermé ? Il y a sûrement d’autres points d’intérêt aux alentours, c’est l’occasion de les découvrir !

Vous avez raté votre avion en correspondance pour rentrer chez vous ? Youpie, les vacances sont prolongées ! Et si la situation est certes agaçante, cela vous fera une anecdote de plus à raconter 🙂

S’il y a bien une chose qu’il faut retenir, c’est que les choses sont ce qu’elles sont, et on ne peut rien y changer. Par contre, ce que l’on peut changer, c’est la façon dont elles nous impactent. Plutôt que de s’énerver, les mauvaises expériences ne sont-elles pas l’opportunité d’en créer de bonnes ?

Alors quoi qu’il advienne, apprenez à rester zen comme un bouddha. En un mot : PROFITEZ ! 🙂

Quels bénéfices en tirer ?

Partir seul dans un pays étranger, c’est sortir de sa zone de confort, mais c’est aussi apprendre à se faire confiance. C’est affronter un bon paquet de craintes et d’incertitudes, et se prouver à soi-même qu’on est CAPABLE, tout simplement.

Certains aimeront, d’autres détesteront : c’est normal, tout le monde est différent et a un ressenti qui lui est propre. À titre personnel, je trouve ça extrêmement reposant : je peux flâner en prenant mon temps et j’ai toute la liberté d’agir au gré de mes envies…

Si je veux m’arrêter 10 minutes pour obtenir la photo qui me conviendra (bon cadrage, bons réglages), ou me poser 1h dans un café à thème tout en contemplant les piétons défiler derrière la vitre, je sais que personne n’attend sur moi. Je peux faire les choses à mon rythme, sans culpabiliser : je ne dois rien à personne.

Dans tous les cas, quoi que vous viviez, vous en reviendrez avec une meilleure connaissance de vous-même… Et des jolis souvenirs plein la tête. C’est une expérience dont vous ressortirez assurément grandi !

Et vous, avez-vous déjà voyagé seul(e) ? Dans quel pays ? Qu’avez-vous pensé de cette expérience ?

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