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Epic Fail

Feed backs. J'ai bien évolué en couture depuis le début de l'année, mes derniers vêtements étaient biens ; j'ai rattrapé le coup des pièces ratées comme il fallait pour la présentation, on voit que j'ai fait des efforts, je dois continuer comme ça. Ma collection est réussie, je suis parvenue à me détacher du thème, le choix des tissus est intéressant tout en présentant une touche personnelle, les détails ont été bien pensés, la défense de mon projet est bonne et tient la route, quant au book, rien à dire, on sent même une petite différence par rapport aux autres élèves de la classe niveau mise en page etc. Je termine sur une note positive.

Résultats finaux?

Je viens de rater mon année avec 67% et des poussières.

Oui oui. J'ai bien dit "rater". Epic Fail. Game over. You Loose. Whatever.

J'ai des bonnes notes partout, un seul échec... Mais celui qu'il ne faut pas. Malgré mes efforts, ce n'était pas suffisant pour rattraper le début d'année, et les problèmes rencontrés lors de la confection de la collection (trois pièces à réaliser à la surfileuse, pas habituée à utiliser cette machine et surtout pas de surfileuse chez moi, ça aide pas pour s'avancer et terminer dans les temps...) n'ont pas aidé. Au final? J'ai raté mon année à un point près. Le point fatidique. Je vais la recommencer pour un seul cours, sans seconde session, puisqu'il faut 12 pour être dispensé, et que 12, outre mon échec en couture, c'est la plus basse note de mon bulletin, tout le reste est au-dessus. Je m'y attendais, mais ça m'a fait autant rire que pleurer. "M'man, j'viens de rater avec 67% et 12 comme plus petite note à une exception près, la classe!"

Jusqu'ici ma personnalité instable ne s'était jamais trop fait ressentir sur le plan scolaire ou en tout cas ne m'avait jamais empêché de réussir, 'fallait bien que ça arrive un jour. D'après ma prof, je me saborde. Des élèves qui manquent de confiance en eux, y'en a blindé, mais généralement, ils restent sur une ligne droite. Moi, ça monte et ça descend ; et quand je suis en bas, faut que je prenne une pelle pour creuser (dixit ma prof). Forcément, ça aide pas à réussir.

Bon, j'ai pété mon plomb, j'ai tout balancé par terre, j'ai chialé un énorme coup. Maintenant... Maintenant ça va, j'essaye de ne pas y penser. En tant que pute élitiste de merde vis-à-vis de moi-même, l'échec m'est intolérable, si j'échoue c'est forcément que je suis nulle, bonne à rien, sans avenir et blaaa blaaa blaaa. Mais concrètement, outre certains points sur lesquels j'aurais joué de malchance, c'est surtout le creux dans mon moral qui ne s'est dissipé que vers février qui aura creusé ma tombe.

Aller en 3e avec mes lacunes techniques aurait été du suicide. Ma prof me disait, mieux vaut faire une 2e 2e qu'une 2e 3e. Là, j'aurais un an plus calme et posé puisqu'un seul cours à refaire, si possible je me trouverais un travail pour économiser pour mes projets d'avenir (comme un retour au Japon)... Et surtout, je vais pouvoir aller chercher un maximum de crédits anticipés pour ma 3e. Comme ça je ne fais pas de la branlette scolaire, je bosse pour éliminer un maximum de cours théoriques l'an prochain, et je pourrais commencer une 3e plus sereine, avec des meilleures compétences techniques (je vais XP et gagner des levels, des skills et des points d'expérience, comme ça après je vais évoluer et lancer une méga technique de la mort sur leur gueule et BAM you win il est mort le boss final \o/ *ok TG geek de merde*), et surtout, plus de temps pour me consacrer entièrement à ma collection et mon TFE qui sont un énorme morceau en dernière année. Au final je vais faire une demi 3e l'an prochain, et avec mes acquis supplémentaires, on peut toujours tenter de terminer avec distinction. Ne rêvons pas trop, mais ce serait le pied, dans ce cas ça aura été échouer pour mieux réussir.

Donc... Voilà. Ca, c'est fait. Fallait bien que je rate un jour, et c'est même pas totalement raté au final, je vais juste prendre un peu plus de temps pour réaliser ma 3e et avoir deux années légères au lieu d'une grosse avec la blinde de boulot...

(Ceci dit j'ai quand même la haine, si vous me voyez regarder de trop près les vêtements à la Japan Expo, éloignez-moi, sinon je vais m'énerver à voir des gens vendre à prix fous des vêtements pas propres techniquement que même moi je peux faire mieux et que pourtant moi je me fais pas de la thune et j'ai raté mon année qui plus est haha.)

Sur ce j'me barre à Paris cette après-midi, donc see ya.

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サラ


You were sweet like the sky,
Beautiful like a dream
You were free like a bird,
And shiny like a star…

You were my paradise,
You were my paradise,
Forbidden paradise
That I’ll never reach…

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Phantasmagoric hopes


Fantômes et illusions. Rêveries. Fantasmagories.
Entrevue d'un espoir flou qui se fond dans la nuit.
Bouts de chemins qui se croisent et se partagent dans la brume.
Quotidien qui se mélange, doux comme un vent nocturne.

Illumination d'une vie qui renaît de ses désillusions...

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Wabi Sabi

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Dir en Grey @ Bataclan, Paris

Ceux qui me connaissent savent qu'ils ont marqué ma vie, l'ayant peut-être même sauvée d'une certaine façon.
Ceux qui me connaissent savent que leur musique me touche comme nulle autre ne le fait, laissant mes sentiments tourbillonner et exploser à l'intérieur, me prenant aux trippes, me touchant au cœur, évacuant tout ce que mon corps contient de sale. Ceux qui me connaissent savent qu'ils sont les seuls. Les seuls à me toucher comme ils le font. Les seuls à avoir fait de moi une putain de kyahgirl.

J'ai littéralement explosé de joie à l'annonce du concert. 11 juin, ça tombe juste bien : les 3 semaines dédiées à la couture sont terminées, la présentation finale pas encore passée... Juste entre deux, pour évacuer le stress accumulé au cours de ces longs derniers mois de travail acharné, et me changer les idées. Dieu sait que j'en avais foutre besoin.

Et une bonne surprise n'arrive jamais seule, voilà qu'une séance de dédicace est prévue. S'il y a bien un groupe que je pensais ne jamais voir impliqué dans ce genre de chose, c'est Dir en Grey, ça ne leur ressemble tellement pas! Et pourtant.

Premier voyage à deux, lui et moi, moi pour les revoir eux, lui pour découvrir.
Et c'est parti pour un long voyage fatiguant mais non moins réjouissant.

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10 juin, 23h00.
Trempés par la pluie battante, nous demandons à gauche à droite où se trouve l'arrêt des bus Eurolines, avant d'enfin s'assoir à la station d'essence.
Le bus est prévu à 23h59.
C'est à 00h50 qu'il arrive enfin et que nous embarquons. Pas de chance, venant d'Allemagne, il est déjà plein ; pas moyen d'être l'un à côté de l'autre. La nuit promet d'être longue...

11 juin, 06h00. Arrivée à Paris Gallieni. On débarque, mal réveillés, et on récupère la valise. Achats des tickets de métro, et direction l'hôtel. On dépose notre bagage, toutes les chambres étant prises, puis on se met en route à la recherche d'un endroit où se poser. Une fois arrivés en bas de la rue, on débouche sur une petite place non loin du père lachaise.
Pipi time dans une toilette publique sur laquelle je refuse de m'asseoir, puis squattage d'un banc en attendant. Au bout d'une heure et demi ou deux, on se met en quête d'un endroit au chaud où se poser. Le Macdo ouvre dans 20 minutes, on retourne donc s'asseoir en attendant, avant de pouvoir commander un menu petit-déjeuner pas vraiment mal venu après une mauvaise nuit de sommeil. Que ferait-on sans MacDonald, je vous l'demande...

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Vers 10h00, on quitte le MacDo pour retourner à l'hotel. Ma valise a disparu, pas de panique : une chambre s'est libérée pour nous, elle nous y attend sagement. On se repose une petite heure, puis vient le moment de la douche et des préparations (j'ai la chance d'avoir une vraie gonzesse de mec, il lui faut autant de temps pour se coiffer qu'il ne m'en faut pour me préparer, hinhin).

Ensuite, en route pour les Champs-Elysées. La dédicace n'est qu'à 15h00, mais de toute façon on n'a rien d'autre à faire.


SIGN SESSION @ CHAMPS-ÉLYSÉES, 15:00

Il doit être environ 13:00 lorsque nous arrivons. Des barrières ont été placées face à l'entrée de la fnac, et la file est à moitié remplie.

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L'heure défile, et pas trop lentement, tandis que la file s'allonge et que les gens arrivent, attisant la curiosité des passants se demandant ce que diable nous attendons. Enfin, tout le monde se lève et les premiers commencent à entrer au compte-goutte. Ca avance relativement vite et arrive bientôt notre tour. Le vigile nous donne un carton comportant un numéro, nous descendons les escalators, rendons le carton à un autre vigile, et nous plaçons dans une nouvelle file.



Et nous y voici. À ma grande surprise, les 5 sont réunis, même Kyô a fait l'effort de venir (quoiqu'il n'avait sans doute pas le choix). Les signatures se font à la chaîne et de façon relativement bâclée, ceci dit, ils prennent quand même la peine de relever la tête et d'esquisser un léger sourire tandis que je murmure un vague "ありがとう!" heureux à chaque signature. Il n'y a que Kyô qui reste fidèle à lui-même, les yeux rivés sur la table avec l'air assez clair du type qui se fait chier et qui n'a pas envie d'être là, ne regardant personne, se contentant probablement de maugréer intérieurement. J'ai du me retenir pour ne pas éclater de rire en voyant ça.

On arrive enfin au bout de la file, Die signe en dernier, puis je lui remets mon cadeau en baragouinant du japonais approximatif qu'il n'a pas du comprendre vu que j'ai tout oublié en 2 ans. "あのう... ベルギ- の ビール です!" (Oui oui, j'ai ramené 5 bières belges, dans le genre cadeau de la mort qui tue. J'allais pas leur offrir des nounours non plus, au moins les bières elles ne finiront pas à la poubelle, au pire c'est le staff qui les boira et non eux, toujours est-il qu'elles serviront.) Il me regarde en me faisant un espèce de "ha!", clairement le style "je fais semblant que je t'écoute et que ça m'intéresse, mais je n'en ai rien à foutre en fait". Ca m'a fait sourire quand même, c'était "mignon" d'une certaine façon (enfin si je puis dire...).

Nous sortons et remontons à l'extérieur où la file s'amenuise, la fin étant proche. Je pense qu'au final, au vu du peu de gens qui attendaient encore lorsque nous sommes sortis, tout le monde a du avoir le temps de passer. A vérifier.

Et voilà, c'est fini, c'est passé, je les ai vu de face à face... Et rien du tout. "Mario, c'est pas normal, je devrais trembler, pleurer, exploser de joie, hystériser ou que sais-je, et en fait je m'en fous!" Finalement, j'ai plus hâte d'être au concert du soir, la dédicace n'était qu'un bonus pour agrémenter le tout et permettre de mieux patienter en attendant l'évènement pour lequel nous sommes là.

A part ça, notons que certains ont quand même osé faire signer le CD de Gauze ou un livret Macabre. Très crédible. Certaines filles frôlaient également l'hystérie, celle devant moi tremblait comme une feuille à cause du stress de les voir, c'était assez marrant.

Pour ma part, j'ai fait signer Uroboros et Mario a fait signer mon Withering To Death (oui, j'ai vilement profité du fait qu'il ne soit pas fan de Dir en Grey, que voulez-vous.), nos dédicaces :

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Ils ont signé un peu n'importe comment et dans tous les sens.
Uroboros, de droite à gauche : Kyô, Kaoru, Toshiya, Die, Shinya.
Withering to Death, de droite à gauche : Shinya, Kaoru, Toshiya, Die, Kyô.
Notez que Die s'est bien amusé à signer une fois en romaji ("Die"), une fois en japonais ("だい").


LIVE @ BATACLAN, 19:30

Trop tôt pour aller faire la file au Bataclan de suite après la dédicace, nous nous incrustons avec un petit groupe et partons flâner dans Paris à la recherche d'un bar pour s'asseoir et boire un coup, faire passer le temps, avant de reprendre le métro pour rejoindre le boulevard Voltaire. La file bat son plein, et les bars étant nombreux le long du trottoir, nous grugeons gentiment en nous posant à la sortie d'un d'entre eux pour boire une bière en attendant que la file avance.

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Arrive l'heure de l'ouverture des portes. On se débarrasse de l'inutile en déposant tout au vestiaire, puis on fait un achat groupé des goodies (j'ai un sweat Dir en Grey, w00t! Il était temps au bout de 4 ans de concerts). Petite attente, on se glisse dans la fosse en discutant, et je revois une vieille connaissance avec qui j'échange quelques mots, c'est tout de même avec son groupe que j'ai fait les précédents concerts parisiens. La foule semble ne pas avoir gagné en intelligence au fil des ans, ça crie toujours dès qu'un vigile passe ou qu'un ingé son essaye un instrument.

Puis les lumières s'éteignent et le groupe fait son entrée tandis que résonne Sa Bir. Ils sont là, ils sont prêts, et retentissent les premières notes d'Obscure, choix on ne peut plus excellent pour débuter un live!
S'ensuivent Merciless Cult pour un parfait duo d'entrée, puis Gaika chinmoku ga nemuru (qui n'est pas ma préférée, je regrette qu'ils choisissent de jouer celle-là en tant que chanson plus calme plutôt que Ware yami tote ou Inconvenient Ideal que je préfère de loin) à laquelle se succèdent Stuck Man et Grief. Vient The Final, chanson phare des lives de Dir en Grey à mes yeux, la seule où le public soit en transe, chantant en cœur le refrain de toute voix. Puis la lumière se fige sur Kyô, réalisant ses premières vocalises.
Le live reprend avec l'excellente Dozing Green... Et la tant attendue Vinushka, qui s'est révélée à la hauteur de mes espérances, étant une vraie perle à vivre en live avec ses alternatives de passages calmes et de moments plus violents où la musique bat son plein. Ce fut probablement celle que j'ai vécu le plus fort, la seule sur laquelle mon corps se soit entièrement déchaîné, devenu incontrôlable, remuant sur le rythme rapide de la musique sans pouvoir s'arrêter. Puis Kyô repart pour son second et dernier passage A Capella.
On repart ensuite avec Bugaboo, Reiketsu Nariseba, Agitated Scream of Maggots et, enfin, Repetition of Hatred. Puis la fin est là, baguettes et mediators sont envoyés dans le public et le groupe quitte la scène sans rappel.

Un live court, beaucoup trop court (seulement environ une heure et 13 pistes), mais intense. Au niveau du groupe, Kyô était comme d'habitude concentré sur son trip, trop occupé par ses performances qui se sont révélées par ailleurs excellentes (je regrette juste quelques passages où l'on voyait ses lèvres remuer mais où le son ne s'entendait pas...) ; Kaoru était dans son coin, ne bougeant pas énormément ; Toshiya avait des élans de motivation, sautillant de temps en temps d'un côté puis de l'autre ; Shinya se défonçait sur sa batterie comme toujours ; et enfin, Die s'est affiché super motivé et apparemment heureux d'être là, souriant, bougeant et remuant dans tous les sens, motivant le public et soulevant régulièrement sa guitare dans les airs (style "Regardez, j'ai une belle guitare, elle est belle hein ma guitare! Je sers à rien et j'en joue pas mais elle est belle, admirez-la!" haha). Ceci dit ça faisait plaisir à voir, un Die tout motivé et surexcité. Dommage qu'il n'ait pas un peu plus joué.

En ce qui concerne leur performance en elle-même, j'ai trouvé ça plutôt bon. Quelques bonnes surprises se sont également révélées puisque certaines chansons ont été remaniées spécialement pour le live, notamment Vinushka qui est restée fidèle à la version CD à l'exception d'un bref passage de quelques secondes où l'instrumentale s'est trouvé légèrement modifié, et le passage calme / solo de Reiketsu Nariseba ou l'instrumentale a été complètement revisité au même titre que les vocalises de Kyô, pour nous offrir une nouvelle version de la chanson.

Le public de Dir en Grey m'a semblé plus respectueux, plus proche et surtout moins casse-pieds qu'auparavant : finis les hurlements suraigus ou de nom de membre du groupe crié n'importe quand suivi d'un "aishiteruuu".
Mon plus gros regret (outre la courte durée du live) est le public de Killswitch Engage, parmi lequel quelques irrespectueux ont passé leur temps à crier après leur groupe, voire pire, insulter Dir en Grey ou venir trouver les fans pour dire "C'est de la merde!". Pire, pour une fois que le public entier se taisait sur les vocalises de Kyô, savourant l'instant sans venir tout casser par des cris mal placés, il a fallu qu'eux rompent le silence pour insulter.
A comportement puéril et irrespectueux, réponse puérile et irrespectueuse, j'en ai frappé quelques-uns au passage ni vu ni connu (quoiqu'avec ma force de tapette ils ont pas du sentir grand chose mais bon). On ne gâche pas un live de Dir en Grey, un concert c'est sacré, merde! (Et on vient encore moins me dire "c'est de la merde!" lorsqu'ils jouent The Final. J'étais bien trop préoccupée par la volonté de vouloir vivre la musique à fond et profiter de ce moment sans vouloir le gâcher, sans quoi j'aurais probablement massacré le mec.)

Du coup, moi qui me disais que quitte à avoir payer pour les deux groupes, autant en profiter pour découvrir Killswitch Engage, je n'ai tout simplement pas pu. Les quelques imbéciles m'ont trop gavé, ça m'a coupée dans mon envie d'aller voir leur part de concert, ce qui est sans doute fort dommage, mais c'est ainsi. Les couplings avec un groupe au public si différent n'est définitivement pas une bonne idée.

Voilà, le live est terminé, les lumières se rallument et la salle se vide petit à petit. Je suis morte crevée et déshydratée malgré la gorgée d'eau salvatrice durant Vinushka (vigiles, je vous aime.), mais putain, ce que je suis heureuse. C'était court, mais bien assez pour me combler.

Nous voici donc dehors, à attendre on ne sait trop quoi, discutant, buvant un coup, et grelottant de froid pour ma part malgré un changement de t-shirt histoire de ne pas trop plaquer-puer. On finit par se diriger vers le car dans lequel ils sont déjà rentrés, pour apercevoir vaguement Toshiya et Kaoru à un moment. Attendre, attendre quoi au juste? Crevés, on dit au revoir et on se dirige tant bien que mal vers le métro pour retourner à l'hotel. Fatiguée, vidée, exténuée... Mais heureuse. Car un concert est une drogue, il suffit de se laisser prendre par les émotions pour que tout se mélange en soi et explose, affichant un grand sourire dont on ne peut se débarrasser tout en pleurant de joie et d'émotion, laissant couler les sentiments.


12 juin.

Une bonne douche salvatrice et réparatrice, suivie d'un profond sommeil. C'est difficilement que nous émergeons quand le réveil retenti à 6h00. Vers 7h30, nous nous décidons enfin à nous lever, n'ayant qu'à nous habiller et rassembler les dernières affaires n'ayant été rangées la veille. On remet les clés à l'accueil, et on se dirige vers la station de métro en clopinant pour ma part, afin de reprendre le bus.

8h30, on embarque, l'un a côté de l'autre cette fois, je me débarrasse de mes chaussures et je m'endors contre son épaule... Avant d'enfin arriver à Liège vers 16h.
On rentre à mon kot et on se pose dans le lit devant un X-Files (pendant lequel il me masse mes pauvres pieds endoloris, si ce n'esti pas un homme parfait que j'ai là!), avant de repartir en ville racheter des fournitures pour ma part puis se poser au restaurant buffet asiatique à volonté histoire de compenser le fait de n'avoir rien avalé de la journée.

Et l'aventure s'achève ici. Notre premier voyage à deux, où outre les émotions fortes personnelles liées au concert, étaient aussi de mise les émotions à deux. Se connaître d'avantage et s'aimer toujours plus...

Je n'attends maintenant qu'une chose, c'est un prochain concert. Vivement l'an prochain.

(And btw... Un énorme merci à Mario de m'avoir accompagnée. Sans toi, ça n'aurait jamais été aussi bien. Luv.)

Erotisme photographique au Japon (1)

Passionnée d'une part par la photographie érotique, d'autre part par le Japon, c'est sans nul surprise que je me suis intéressée de près à quelques artistes japonais qui excellent dans l'art de l'érotique.

Le Japon regorge, nous le savons tous, de nombreux fantasmes variés et d'une culture érotique assez riche : bondage et shibari, céphalopodes, femme soumise, poupées et lycéennes, et j'en passe... Il n'est donc guère étonnant de trouver là-bas de nombreux artistes talentueux dans le domaine de l'érotisme. Je vais donc aujourd'hui vous présenter quelques artistes de mon choix dont le travail a su m'éblouir, découverts grâce au livre "L'imaginaire érotique au Japon" d'Agnès Giard et "The New Erotic Photography" (éditions Taschen).




YASUJI WATANABE

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Photographe né en 1966, Yasuji Watanabe (aussi nommé "amidacamera") est depuis plus de dix ans le rédacteur en chef de la revue SM Sniper, magazine mettant en avant l'art du bondage et publiant les oeuvres, parfois inédites, des meilleurs artistes contemporains du Japon. En tant que photographe, Yasuji a commencé dans l'année 2000. Ses photos racontent des histoires imaginaires, plaçant des jeunes femmes aux allures innocentes dans un contexte érotique anormal et fétichiste. Son intérêt photographique se situe dans l'érotisme tendant parfois vers l'onirique et le shibari. Son livre le plus connu à ce jour est "Tokyo Girls" (éditions Reuss), sa série "The portrait of inoccent girls through the amidacamera" a été publiée sous forme de book (par Subterraneans), et ses photos publiées dans les livres "The New Erotic Photography" (éditions Taschen) et "Akai Hana" (éditions Le lézard noir).

On peut retrouver ses photos sur : - Son site officiel - Son blog - Reportage sur le photographe

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MAKI MIYASHITA

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Née en 1975 dans la région de Kyushu, Maki Miyashita vit présentement à Tokyo. Son intérêt pour la photographie serait né lorsqu'elle travaillait sur le tournage d'un film à Kyoto. Après ses études, elle a d'abord travaillé comme photographe commercial dans un studio, avant de recevoir une bourse lui permettant de partir étudier la photographie à New York. Sa série la plus connue est sans doute "Rooms and underwear", mettant en scène des femmes de tout âge en sous-vêtements dans leur chambre.

- Son site officiel

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SAKIKO NOMURA

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Née en 1967, Sakiko Nomura a étudié la photographie à l'université à Kyushu. Elle a ensuite eu l'occasion d'assister le célèbre Nobuyoshi Araki, qui lui a beaucoup appris. Elle a réalisé diverses expositions un peu partout dans le monde. Dans ses photographies, centrées sur la vie et le temps, elle présente une vision totalement différente de la nudité, photographiant des hommes et des femmes dénudés exprimant une tristesse qui ne trouve justification.

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(À suivre...)

You're my dream, you're my sunshine


You're addicted to smoke. I'm addicted to you.


J'étais de celles qui envisageaient leur avenir solitaire. Quelques chatons, une belle maison, et un boulot qui m'occuperait suffisamment. À quoi bon perdre son temps? Je n'aurais eu qu'à me contenter d'occasionnels amants...

Puis il est entré dans ma vie, et d'un coup tout s'est bouleversé. Dans ma tête, les mots s'emmêlent tandis que mon cœur palpite (je pourrais faire rimer ça avec "bite", mais oh, ce serait d'un vulgaire!). Trois mois seulement, et pourtant? Des plans d'avenir professionnels, d'autres pour notre avenir personnel. Se construire à deux, grandir ensembles, se façonner pour nous créer un futur. Tout semble tellement parfait lorsque je suis avec lui...



Et nous y voilà. "L'amour, c'est pas pour moi!" Pensais-je innocemment. "La vie de couple? Peuh, et mes couilles!" me disais-je vulgairement.
Il a suffit d'un appart duplex deux chambres à vendre et d'un rapide calcul. Nouvelle lubie instantanée. "Et si on emménageait ensembles?"
De la collocation, bien sûr. Faire chambre à part ou tout du moins prétendre, pour conserver nos moments de solitude indispensables et garder un minimum de sérieux lorsqu'il s'agit d'aller en cours ou de bosser le lendemain. Ca réduirait les frais par deux, ça permettrait un appart' vachement plus confort et classe pour environ le même prix que coûte un kot (à savoir, une chambre privée, salle de bain et cuisine communes minuscules, et c'est tout).
Oui mais, et les risques... Tout va si vite, ne risquerait-on pas de "précipiter les choses"?
J'avoue, je conserve la crainte de vouloir aller trop vite et de tout faire foirer. Mais je veux que lui et moi ça fonctionne, je veux prendre ce risque avec lui, je veux qu'on se batte et qu'on construise quelque chose de grandiose. À quoi bon des brainstormings pour envisager notre avenir professionnel à deux si on n'est même pas foutus de vivre ensembles, n'est-ce pas... Et puis si la chose s'impose comme une évidence, j'imagine que nul besoin d'y réfléchir longtemps. "Ecoute la voix de ton coeuuuuur, mon enfaaant!" (Oe oe k thx tg!)

Nous y sommes. Petite Meuh~ grandit et mûrit, bientôt prête à mordre la vie à pleine dents.

Alors on croise très fort les doigts, on espère que ça se fera et que ça ne foirera pas.


(En plus je sens que ce garçon a un fort potentiel photogénique quoi qu'il en dise. C'est donc parti pour un entraînement intensif de tentatives de portraits masculins, w00t.)